Larrivée de la nouvelle directrice de
lInstitut français dAgadir le 1er septembre 2001 coïncide avec la
tenue de la 4ème Université dété. Rencontre avec Bérénice Gulmann,
première femme à diriger cette institution gadirie.
Quels sont vos
projets ?
Je ne suis pas venue avec des idées préconçues. LInstitut est neuf et
bénéficie de moyens nouveaux. Tout est informatisé. Je désire développer cet
établissement dans les domaines linguistique, éducatif, culturel et accompagner les
projets qui existent déjà. LInstitut est un ensemble et je souhaite créer des
passerelles entre les différents secteurs.
Que pouvez-vous nous dire sur les partenariats avec
les autres organismes (Ministère de léducation nationale, Association marocaine
des enseignants de français
) ?
Jai une intuition de ces réseaux, mais
je dois rencontrer les responsables pour que nous puissions développer les échanges. Je
suis déjà venue en juin, mais trois jours ce nest pas suffisant pour se rendre
compte de lintérêt mutuel que nous nous portons. Je dois dabord voir le
maximum de gens pour reprendre un peu lhistoire et connaître les projets en cours.
Comment devient-on directeur dInstitut ?
Y a-t-il une recette ?
Il n'y a pas de recette. Je crois quil
faut avoir un désir, un intérêt personnel pour dautres rencontres. Je crois aussi
quil faut avoir un sens du service public. Jai toujours travaillé en France
dans ladministration culturelle : cest un peu le parcours du combattant.
Mais lessentiel, cest davoir envie de construire avec les gens des
projets, et ici les gens, cest vous .
Gérer un institut est un travail énorme. Cela ne
risque-t-il pas dempiéter sur votre vie privée ?
Pour que je me réalise, il faut que je
travaille. Quand je travaille, je me sens bien avec mes trois enfants. En fait, ce qui
importe, cest la qualité des relations que jai avec eux. Jessaie de
concilier mon activité professionnelle et ma vie de famille. Cest comme ça que le
monde change : ce nest pas parce que je travaille que je ne suis pas une mère
responsable.
Vos
prédécesseurs étaient tous des hommes. Pensez-vous que le fait dêtre une femme
à la direction va apporter quelque chose de plus ?
Je pense que ce nest pas pour rien que le ministère français des Affaires
étrangères a choisi une femme pour ce poste à responsabilité. Même si les femmes sont
encore minoritaires à ce niveau. Jai été touchée quon mait proposé
ce poste au Maroc. En effet, cela veut vraiment dire beaucoup, tant au niveau de la
société française que marocaine.
Le mot de la fin ?
Jespère que cette Université
dété profitera aux enseignants présents. Et jaimerais que lon puisse
se rencontrer à nouveau quand je serai plus au fait des possibilités qui sont offertes
ici. Je souhaite aussi que lInstitut représente la France dans ce quelle a de
plus vif et de plus vivant.
Propos recueillis par Fatiha Nakhli,
Abdelaziz Soufiane et
Brahim Maarir |