L’internet selon Arlette

Lors de l’Université d’été de l’Institut Français d’Agadir, les enseignants de français suivent différentes formations. Thème commun à tous : « Et si nous écrivions en français ? ». Visite guidée de l’atelier « des mots en ligne ».

Assis devant son ordinateur, Lahcen cherche une recette de cuisine sur l’internet. Ils sont onze enseignants à suivre la même démarche : trouver des documents authentiques pour une éventuelle exploitation pédagogique. Dans l’atelier « Des mots à mettre en ligne », les participants se lèvent, se déplacent, discutent. Quand l’un rencontre un problème, les autres interviennent, le conseillent... Un fois le document trouvé sur le réseau, les participants apprennent à le traiter pour qu’il constitue une fiche exploitable en classe.


Arlette et les enseignants plongent dans le virtuel

Le climat est propice à l’apprentissage grâce au talent de la charmante animatrice Arlette Alziary. Très décontractée, elle se penche sur les uns et les autres, discute, commente, explique… Lorsqu’une fiche est réussie ou comporte des lacunes, elle la présente à tout le groupe et un échange s’ensuit.

Arlette constate que les participants sont animés par un « vif intérêt mais, qu’ils ne contrôlent pas bien l’outil informatique ». Par conséquent, elle regrette donc d’avoir à faire plus de technique que de didactique. Ce jour-là, elle a d’ailleurs expliqué un terme technique : le signet. 

L’intérêt de l’internet
Pour Aicha, « C’est une formation fructueuse ». Mohamed renchérit : « En plus des connaissances, nous apprenons leur transfert en classe ». Lahcen ajoute que « l’internet s’avère être un excellent outil pédagogique : il nous permet de copier des documents et de les adapter à la réalité de la classe ». De plus, « cet instrument aide l’élève dans son auto-apprentissage », note Aicha.

Malheureusement, cette exploitation directe de l’internet avec les élèves est rarement possible pour le moment. En effet, la plupart des établissements marocains ne sont pas connectés. Pour consulter l’internet, les enseignants sont donc obligés de se rendre dans les cyber cafés ou… à l’Institut français !

El Batoul Ghouraib et Mohamed Bellaoui

Cyber journal